c'est un secret

c'est un secret
Le secret à cela de terrible qu'il a mis en déroute des hommes et des hommes, certaines femmes aussi. D'abord, le secret est une plaie béante dans un c½ur muselé que les lanières brûlent et brûlent et brûlent De cette plaie s'écoule un pue noir et ignoble, celui de la souffrance, la seule à outrepasser la douleur. Puis le secret est si douloureux que quelque un doit nous l'enlever. Quelqu'un doit enlever cette muselière pour la prendre et promettre de la garder pour lui et pour lui seul. Il doit promettre que quoi qu'il arrive, quelque soit la peine qui transperce son âme, il souffrira en silence. L'ami qu'on sait fidèle et qui ne nous trahira pas souffrira, celui dont la langue sera indélicate verra son c½ur allégé d'un fardeau si lourd qu'il faut le partager. Et puis le secret vas tourner comme une peste, contagieux et mortel jusqu'à ce que tout le monde sache et le fasse savoir, alors le secret, déformé et amplifié devient rumeur qui contraint son créateur à retrouver sa souffrance d'antan et à révéler la vérité qu'il voulais garder cachée et oubliée.
Qu'en conclure? Simplement que le désir de se faire mal est fort chez les humains et qu'un secret doit être une pénitence solitaire, reflet de la longue expiation à laquelle s'est condamné son créateur; c'est sa punition. Car vendre un secret et trahir celui qui l'a confier, est purement humain, c'est de l'instinct alors que d'en faire naître un est-ce qui se fait de plus abjecte, car la douleur de ne pouvoir en parler est des plus vigoureuse. Elle est personnel et doit rester silencieuse.

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 10:17

papillons

papillons
C'est un bouquet sans fleur
Une fleur sans parfum
Un parfum sans odeur
Une odeur sans plus rien
C'est une idée sans mot
C'est un mot sans pensée
Une pensée sans cerveau
Un cerveau sans passé
C'est un bijou sans corps
C'est un corps sans envie
C'est une envie sans mort
C'est une mort sans lit
Une chanson sans début
Un début sans histoire
Une histoire sans vécu
Un vécu sans mémoire

Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions
Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions

C'est un ciel sans espace
Un espace sans limite
Des limites sans trace
Une trace sans suite
C'est un amour sans coeur
Un coeur sans pulsation
Une pulsation sans heure
Une heure sans sensation
Un jardin sans verdure
Une verdure sans couleur
Une couleur sans peinture
Une peinture sans auteur
C'est un chemin sans fin
Une fin sans baiser
Un baiser sans humain
Un humain sans bébé

Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions
Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions

C'est un rire sans bouche
Une bouche sans peau
C'est une peau sans douche
Une douche sans eau
Une larme sanglot
Un sanglot sans bougie
Une bougie sans cadeau
Un cadeau sans ami
Un désir sans berceau
Un berceau sans prénom
Un prénom sans marmot
Un marmot sans poumon
C'est un amour sans coeur
Ce sont deux coeurs sans fruit
Comme deux fruits sans fleur
Comme deux fleurs sans pluie

Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions
Nous avions tout notre temps
Ou celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi beaux que nous étions

Nous avons tout notre temps
Plus celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi forts que nous serons
Nous avons tout notre temps
Plus celui des papillons
Pour faire nos enfants
Aussi forts que nous serons

chansson des wriggles écoutable sur http://www.radioblogclub.fr/open/103152/les_wriggles/Les%20wriggles%20-%20Papillons

# Posté le mardi 04 septembre 2007 05:37

Les poètes du poète

Les poètes du poète
Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume
Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison
Ce sont de drôles de types qui traversent la brume
Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons

Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine
Les sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus
Leur femme est quelque part au bout d'une rengaine
Qui nous parle d'amour et de fruit défendu

Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés
Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer
Ils mettent des rubans autour de l'alphabet
Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air

Ils ont des chiens parfois compagnons de misère
Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié
Avec dans le museau la fidèle lumière
Qui les conduit vers les pays d'absurdité

Ce sont des drôles de types qui regardent les fleurs
Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur
Sur les pianos du c½ur et les violons de l'âme

Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes
Que la littérature accrochera plus tard
A leur spectre gelé au-dessus des poubelles
Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art

Ils marchent dans l'azur la tête dans les villes
Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux
Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles
Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux

Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice
Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous
Comme si l'on mettait aux fers un édifice
Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout

dessin de Daumier et chansson de léo Ferré
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# Posté le mardi 21 août 2007 15:02

Golden Boy

Golden Boy
Nous pouvons rire, ou bien parler, On en chantera des chansons au tour du feu joyeux des poubelles ; ou la fête danse et ou le mauvais vin colle au sol , on sera bien dans nos cartons de luxe pour lit de noce. Je te montrerai cet endroit ou Babel n'est rien à côté des tour qui chatouillent le ciel. On dormira sous le luxe et sous la flanelle jusqu'à six heures du matin pour voir le soleil réchauffer l'océan. On aura des chaussettes russes avec tout les grands dessus, on sera les roi et on les jettera pour s'en faire de nouvelles. Je te montrerai les dragons des film et les guitares de tous les virtuoses. ON verra les couleurs des rutilants et on insultera les bien pensants, un harmonica au lèvres pour jouer des Eagles et de leur hôtel. Je t'emmènerai dans le désert de la côte, c'est le seul endroit ou l'herbe est assez sèche pour rivaliser avec le soleil, je t'enmènerai écouter les bruits des opéra et on fera le tour du monde en marchant un peu. Fais moi confiance, viens mendier avec moi sur flower street là bas, même la misère reste californienne.






photo de Skizzen enfin je croi

# Posté le mercredi 08 août 2007 08:42

heaven is inside you

heaven is inside you
I look at you
And before my eyes it's true
The girl of my dreams
Is not quite what she seems

Open your door
Turn on the light
Show me some more
Tell me it's alright

[Chorus]
Heaven is inside you
Heaven when I ride you
Heaven do you want me
Is heaven just in my mind ?

I look at you
At everything you do
The words in your head
Still remain unsaid

Open my eyes
Inflatable girl
Lose the disguise
Release me from your spell

[Chorus] (x2)

here is the problem: sometimes heaven is imprevious to some people... link for the song : http://www.radioblogclub.fr/open/141008/i_monster/02%20-%20Heaven%20Is%20Inside%20You%20-%20I%20Monster
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# Posté le samedi 30 juin 2007 12:20